Nous ne protégeons que ce que nous connaissons et la destruction d’habitats naturels est souvent dû à l’ignorance.
Le Bureau d’écologie est convaincu que l’éducation et la formation dans les domaines de l’environnement visant toutes les couches de la population, indépendant de l’âge, de la profession ou de l’origine sont les meilleurs garants pour préserver la biodiversité à long terme.
Accueil à la journée de la biodiversité GEO-Tag der Artenvielfalt) au bord de la Singine ((2006)Le milieu urbain offre des conditions de vie favorables à un grand nombre d’espèces végétales et animales. On y trouve plus d’un tiers des 3000 plantes indigènes de Suisse. La diversité des invertébrés y est beaucoup plus grande que dans les forêts exploitées ou en zone agricole. 16 des 30 espèces de chauves-souris de Suisse peuvent être rencontrées en zone habitée. Les espaces verts des milieux bâtis ne sont pas seulement importants pour la biodiversité mais également pour les habitants. Aujourd’hui, les trois quarts de la population Suisse vivent dans des villes et des agglomérations. La nature urbaine contribue à améliorer la qualité de vie et le bienêtre des citadins.
Dans le cadre de ses projets, le Bureau d’écologie s’engage pour la création d’espaces verts et de zones naturelles en milieu urbain qui recèlent une grande biodiversité et qui offrent aux habitants des moments de détente et de rencontre avec la nature.
Îlot routier à Guin réalisé en 2007 (2019)En Suisse près d’un quart des cours d’eau sont détériorés (14’000 km) et plus de 100’000 obstacles de plus de 50 cm entravent la migration des poissons (OFEV)
Depuis 2011, la loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) obligent en particulier les cantons à revitaliser les cours eaux. Ainsi quelque 206 km de cours d’eau devraient être revitalisés dans le canton de Fribourg au cours des 80 prochaines années, ce qui correspond à 3 km par année (SEN).
La revitalisation de cours d‘eau est une nouvelle discipline pour le Bureau d’écologie. Il apporte ses connaissances en matière de biodiversité et fonctionne en binôme avec des bureaux d’ingénieurs responsables de l’aspect hydroliques.
La Gérine au lieudit Grabenmüli, commune de Chevrilles (Giffers), 2019En 2001, l’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur la qualité écologique marquait le début de l’encouragement de la confédération aux projets de mise en réseau des surfaces de compensation écologique en milieu agricole. En 2013, le contenu de cette ordonnance s’est vu intégré directement dans l’ordonnance sur les paiements directs OPD dans le cadre de la politique agricole 2014-2017. Le Bureau d’Ecologie n’a cependant pas attendu les volontés politiques pour s’engager dans ce domaine. Ainsi son premier projet, le projet pilote de « Bäriswil », a vu le jour en 1998 sur les communes de Guin (Düdingen), Schmitten et Tavel (Tafers)
Prairie extensive riche en espèces à Bundtels, commune de Guin (2016)Bien que les gravières ne soient pas des joyaux dans le paysage, elles remplissent une fonction importante pour la biodiversité en tant que habitats secondaires.
Leur aspect minéral, caractérisé par des bancs de gravier et de sable, des petits plans d’eau et des parois graveleuses rappellent les zones alluviales. Ces milieux naturels ayant passablement été détruits au fil du dernier siècle, les espèces qui leur étaient typiques ont trouvé refuge dans les habitats de remplacement qu’offraient les gravières.
Aujourd’hui la création et l’entretien de biotopes fait partie intégrante de l’exploitation d’une gravière. Le Bureau d’écologie conseil les exploitants dans la réalisation de cette tâche et participe au suivi des mesures réalisées.
Le Crapaud calamite (Epidalea calamita) est une espèce typique des gravières, içi à Räsch, commune de Guin (2019)Durant leur phase de réalisation ou d’exploitation les grands projets de construction peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement, qui cependant peuvent être évités ou atténués par des mesures appropriées. Selon la loi sur la protection de l’environnement les projets de grande ampleur sont soumis à l’obligation de réaliser une étude d’impacts sur l’environnement qui aboutie à un rapport d’étude d’impact sur l’environnement (RIE) contenant des mesures visant à éviter, diminuer ou compenser les impacts liés au projet.
Une étude d’impact compte 14 domaines environnementaux différents. Le Brueau d’écologie possède les compétences dans les domaines «flore, faune et biotope » et « sites et paysage ». Pour traiter les autres domaines tels l‘air, l’eau ou le sol, il collabore avec d’autres bureaux spécialisés. Lors de la réalisation d’EIE le bureau d’écologie propose des mesures ayant un impact positif sur la flore et la faune.
Réalisation d'un crapauduc sur la route cantonale Romont - Vaulruz (2013)De nombreuses structures paysagères telles les haies et bosquets, les arbres isolés et allées mais également les zones humides et les prairies fleuries caractérisent le paysage rural traditionnel. Les communes jouent un rôle clé dans la protection de ces milieux naturels de grande valeur. La loi cantonale sur la protection de la nature et du paysage entrée en vigueur en 2014 exige que les communes réalisent au cours de la révision de leurs plans d’aménagement du territoire un inventaire préalable des biotopes de valeur situés sur le territoire communal.
Le Bureau d’écologie a réalisé des mandats dans le domaine de l’aménagement du paysage et l’inventorisation de biotopes du bien avant l’entrée en vigueur de la loi cantonale. Depuis, il a été mandaté par plusieurs communes pour réaliser d’inventaires préalables des biotopes de valeur conformément à la loi.
Allée de tilleuls à Balliswil, commune de Guin (2012)La destruction des habitats est la cause principale pour le déclin des espèces dans le monde. La Suisse n’est pas épargnée par ce phénomène et ces 150 dernières années un grand nombre de milieux naturels a été détruit. Afin de préserver la biodiversité à long terme, il est nécessaire de créer de nouveaux habitats et de protéger les espèces sensibles par des programmes de protection spécifiques.
Dès 1998, le Bureau d’écologie a réalisé en collaboration avec des communes, des associations de protection de la nature est des personnes privées, en particulier des agriculteurs, d’innombrable projets visant à favoriser la faune et la flore ainsi que leurs habitats. Ainsi, le Bureau d’écologie à contribuer à la réalisation de plus d’une dizaine de plans d’eau et a initié la plantation de plus de 2000 arbres et d’une cinquantaine de haies.
Plantation d'une haie avec une classe d'école au Pré Bovet, commune de Grandcour (2007)Dès sa fondation en 1998, le Bureau d’Ecologie est mandaté par le Service des forêts et de la nature du canton de Fribourg pour la mise en oeuvre des plans de gestion de plusieurs réserves naturelles d’importance nationale.
Le bureau d’écologie gère également d’autres réserves naturelles de moindre importance, essentiellement situées dans la partie germanophone du canton de fribourg. Les travaux d’entretiens sont réalisés selon les cas par des bénévoles, des agriculteurs et des forestiers ainsi que par des personnes sans emploi via l’Association pour des mesures actives sur le marché du travail (VAM).
Traces de castor au Franislismoos, commune de Schmitten (2017)La conception de matériel d’information est une activité annexe du Bureau d‘écologie. Des exemples de panneaux d’information et de brochures se trouvent sous Supplements.
ProjetsWeitere Informationen finden Sie unter Supplements